Compréhension écrite
Méthode
L’épreuve de compréhension écrite mesure votre capacité à lire et à comprendre des textes variés, du panneau d’affichage à l’article d’opinion. Elle ne demande aucune production : tout se joue sur la lecture, la gestion du temps et la précision.
Le format
- 39 questions à choix multiple, avec 4 propositions chacune et une seule bonne réponse.
- 60 minutes pour l’ensemble, sans pause.
- Un score sur 699, converti en niveau CECR (de A1 à C2) et en NCLC pour Immigration Canada.
- Les documents vont du plus simple au plus exigeant : annonces, messages et affiches au début, articles et textes argumentatifs à la fin.
Une réponse fausse ou absente vaut 0 point : il n’y a pas de points négatifs. Répondez donc à toutes les questions, même au hasard en dernier recours.
Le barème : là où se gagnent les points
| Questions | Niveau | Points par question |
|---|---|---|
| 1 à 4 | A1 | 3 |
| 5 à 10 | A2 | 9 |
| 11 à 19 | B1 | 15 |
| 20 à 29 | B2 | 21 |
| 30 à 35 | C1 | 26 |
| 36 à 39 | C2 | 33 |
Les questions 20 à 39 rapportent à elles seules près de 70 % du total. Une question C2 vaut onze fois une question A1. Autrement dit : ne perdez pas de temps sur le début, et gardez des forces pour la fin.
La stratégie de temps
Avec 60 minutes pour 39 questions, vous disposez en moyenne d’un peu plus d’une minute et demie par question. Mais toutes ne demandent pas le même effort :
- Questions 1 à 10 (A1-A2) : environ 30 secondes chacune. Lisez la question d’abord, puis cherchez l’information dans le document.
- Questions 11 à 29 (B1-B2) : environ 1 minute 30. Le document est plus long : repérez sa nature (courriel, annonce, article) et son intention avant de chercher le détail.
- Questions 30 à 39 (C1-C2) : jusqu’à 3 minutes. Ces textes argumentatifs demandent de comprendre une opinion, une nuance ou un sous-entendu.
Gardez 5 minutes à la fin pour revenir sur les questions passées. Une question qui vous bloque plus de deux minutes : choisissez une réponse provisoire, notez son numéro, et avancez.
Techniques de lecture
- Lire la question avant le document. Vous savez ainsi ce que vous cherchez : une date, une intention, une opinion.
- Identifier le type de document. Une petite annonce, un règlement ou un éditorial ne se lisent pas de la même façon.
- Chercher la reformulation, pas le mot identique. La bonne proposition reprend rarement les mots du texte : elle en donne le sens. À l’inverse, une proposition qui recopie un mot du texte est souvent un piège.
- Éliminer. Barrez mentalement les propositions contredites par le texte, puis celles qui disent plus que le texte (« toujours », « jamais », « tous »).
- Repérer les connecteurs. « Pourtant », « en revanche », « certes… mais » signalent le point de vue réel de l’auteur.
Les erreurs fréquentes
- Passer trop de temps sur les premières questions, qui rapportent peu.
- Choisir une proposition vraie en soi, mais qui ne répond pas à la question posée.
- Confondre l’opinion de l’auteur et celle d’une personne qu’il cite.
- Laisser des questions sans réponse : c’est un point sûr perdu, alors qu’une réponse au hasard a une chance sur quatre.
- Relire le document entier à chaque question au lieu d’aller droit au passage utile.
S’entraîner efficacement
Faites les séries dans les conditions de l’examen : d’une traite, avec le chrono, sans dictionnaire. Ensuite, passez autant de temps sur la revue que sur la série : pour chaque erreur, retrouvez le passage qui justifie la bonne réponse et comprenez pourquoi votre choix était faux. C’est là que se construit la progression d’un palier à l’autre.